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Andre Rieu à la Halle Tony Garnier (07/04/17)

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18h30 : Ouverture des portes de la Halle Tony Garnier. Un peu comme au ED un lundi matin, lorsque les grilles se lèvent, les fauves sont jetés dans l’arène. Fuck Julien Lepers, ce soir, c’est Dédé qui ambiance tout le monde à grand coups d’archet. Comment ça c’est plus Julien Lepers qui présente Question pour un Champion ? Mais tout se perd, ma brave dame ! Manquerait plus que Patrice Lafont arrête Pyramide… Ça déboule donc à toute berzingue dans la salle, à la recherche de sa place, d’une bière, d’un en-cas ou des commodités. Coup de cœur éternel pour la petite grand-mère avec sa place dans une enveloppe « Joyeux Noël Mamie ! ». André, en plein milieu d’une tournée mondiale, a ratissé large. On est venu d’Espagne, d’Italie, d’Allemagne ou d’Angleterre pour ne pas manquer le nouveau show du violoniste. Maastricht’style. Ça se chauffe en douceur dans le public, à la bien.

20h : André fait son entrée (et pas l’inverse) dans la place, telle une rockstar, fendant la foule entre les gradins et les fauteuils élec à chassis fixe, avec tout le Johann Strauss Orchestra à sa suite. Et c’est parti pour 1h d’une première partie maitrisée, où Dédé en profite pour nous raconter quelques passages de son enfance avec ses 12 sœurs et frères, où tout n’a pas toujours été rose, mais, Strauss en soit loué, la musique lui a donné l’envie d’utiliser le violon et l’archet pour donner du bonheur à ses contemporains. Un peu comme l’UMP en somme. (Oui, oui Gérard, tire sur mon doigt, on a compris). Bref, du classique dans cette première partie, sans mauvais jeu de mots, tout cela parsemé d’humour avec quelques saynètes théâtralisées pour ne pas laisser le public s’assoupir en pleine digestion du rosette-cornichon englouti juste avant le pestacle. Un concert d’André Rieu, c’est un show, il faut bien en avoir pour son argent. Moment sublime de cette première partie, la reprise de You’ll never walk alone par le Johann Strauss Orchestra, que je vous laisse apprécier ci-dessous. Ou quand Mendelssohn vient jouer à Anfield.

21h : Une pause, 2-3 coupettes de champagne, un détour obligé pour satisfaire l’appel de la prostate et c’est reparti.

21h20 : Début de la deuxième partie. Au fur et à mesure, André monte en régime et ceux qui le peuvent commencent à enchainer les quart-de-tours entre les travées de la Halle. Tout cela finit en apothéose, l’orchestre n’hésitant pas à enflammer la foule avec le tubesque Que Viva España ! Au diable la hanche en plastique, le postiche qui se dévisse, les spectateurs n’hésitent plus à taper des mains, le service d’intervention médicale est clairement en train de serrer les miches. Après toute une série de « On va vous envoyer à la maison ! – Non ! – On va vous envoyer à la maison ! – Non ! », André parvient tout de même à coucher le public, séduit, et drop the mic’ comme un prince.

22h30 : fin du pestacle, tout le monde se hâte (plus ou moins) pour rejoindre le car qui attend devant les grilles de la Halle. Oh putain, quel pied ! Y a pas à dire, vivement la retraite.

 

Senior, et c’est le cas de le dire, Zoro

Senor Zorro
Señor Zorro n’est pas le fruit de l’union d’une cantatrice wallonne et d’un joueur de cistre irlandais, n’a pas appris le chant diphonique khöömii au fin fond du désert de Gobi, ne sait pas dessiner une clé de fa et n’a pas l’oreille absolue. Mais Señor Zorro écrit parfois des articles de musique. Avec plus ou moins de réussite.

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