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Soprano à la Halle Tony Garnier. A la bien.

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Pour d’obscures raisons que l’on ne développera pas ici, on a pu voir un bout du spectacle de Soprano à la Halle Tony Garnier à Lyon, le 22 mars dernier.

De son côté, le petit rappeur marseillais en a fait du chemin pour se retrouver sur les planches de la plus grande salle de concert lyonnaise. Au départ, il y avait les Psy4delaRime, un collectif de 4 rappeurs de la cité phocéenne, trois cousins et un ami d’enfance. Un son rap plus retro, qui fleure bon les années 2000. Soprano lance lui vraiment sa carrière solo en 2007, en parallèle des Cités d’Or, des Psy4 en 2008, marquant un tournant vers des musiques plus accessibles, des sortes d’hymnes qui peuvent être repris aux quatre coins de la France.

Pour continuer à présenter le personnage, Soprambaba, c’est un mec capable d’écrire ça : « On m’a fait tellement de promesses que pour moi, tout le monde fait de l’escrime avec son nez. », « Ici les schmitts taclent dans la surface mais je n’ai jamais vu de péno (hé ho) », ou même, avec les boites à tubes de Magic Système,  « Chérie chérie coco, Tu me rend dingue dingue dingo, Tu m’a dis q’ tu voulais du chaud, Donc voici ce soir Soprano. »

 
Du coup, dans les faits, un concert de Soprano, ça donne quoi ?

Tout d’abord, la « première partie » est assurée par un MC, pendant 20 minutes, qui ne chante pas, qui passe tous les sons les plus connus du hip-hop français actuel, en chauffant la salle. Et ça marche. En effet, comment résister à un bon Maître Gims des familles ?

Après une pause de 10 minutes, c’est reparti avec, cette fois, Soprano au mic’. Et c’est parti pour 1h30-2h de show, posté sur une sorte d’Everest en carton-pâte. Avec pas mal d’énergie dépensée, quelques tacles à certains dirigeants politiques (y avait-il faute sur François Fillon à la 57e d’ailleurs ?), une fierté phocéenne à la Pape Diouf et surtout un grand sens du jeu collectif, avec l’idée constamment mise en avant qu’en fait, les quelques milliers de personnes présents à la Halle, c’est la famille. Et c’est en cela en fait que réside la grande force de Sopra, c’est d’affirmer que tout le monde, tous les gentils en tout cas, tous font partie de la grande famille du rappeur. Ses thèmes de chansons, comme on le retrouve dans le nom de son album « Cosmopolitanie », ses déclarations entre chaque morceau, tout est fait pour prôner l’amour et l’amitié. Sopranobeldelapaix. Et ces titres phares abondent dans ce sens, en témoigne le tubesque « A la Bien ».

Bref, tout cela fait que, personnellement, sans émettre d’opinion sur la qualité des morceaux proposés, chacun pourra se faire son propre avis, je n’avais jamais vu un public autant à fond pendant un concert. De la crash-barrière jusqu’à la dernière rangée de siège tout en haut des gradins, tout le monde était debout, tout le monde tapait des mains, tout le monde reprenait les paroles des chansons que les personnes présentes connaissaient presque par cœur. La musique de Soprano est en fait très accessible, du coup, avec l’énergie du concert, le public était chaud-chaud bouillant.

Et allez l’OM !

SZ

Senor Zorro
Señor Zorro n’est pas le fruit de l’union d’une cantatrice wallonne et d’un joueur de cistre irlandais, n’a pas appris le chant diphonique khöömii au fin fond du désert de Gobi, ne sait pas dessiner une clé de fa et n’a pas l’oreille absolue. Mais Señor Zorro écrit parfois des articles de musique. Avec plus ou moins de réussite.

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